75%

Expriment des difficultés à freiner en fauteuil ou ont recours à l'aide d'autrui

50%

Ont déjà perdu le contrôle de leur fauteuil dans une pente ou une rampe

85%

Ont déjà détourné leur chemin pour éviter des pentes

Cette situation soulève une problématique d'accessibilité, lorsqu'on sait par exemple que 10% des rues de Paris ont une pente supérieure à 4% (limite normative des rampes d’accès PMR).


Mais au delà des pentes, lorsque ces gestes sont répétés des centaines de fois par jour, pour s’arrêter, décélérer ou tourner, c’est tout le corps qui en est fatigué comme le montre la prévalence des Troubles Musculo Squelettiques (TMS) chez les utilisateurs de fauteuil roulant  :

  • 35% des paraplégiques souffrent de TMS de l’épaule après 6 mois d’utilisation d’un fauteuil roulant

  • 70% des paraplégiques souffrent de TMS de l’épaule après 20 ans d’utilisation d’un fauteuil roulant

  • 80% des tétraplégiques souffrent de TMS de l’épaule après 6 mois d’utilisation d’un fauteuil roulant

  • 40% des paraplégiques souffrent de TMS du poignet après 20 ans d’utilisation d’un fauteuil roulant

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Source : Identification des situations à risques de Troubles musculosquelettiques par un indice d’inconfort articulaire biomécanique. : Application clinique aux utilisateurs de fauteuil roulant manuel - Claire Marchiori

Pourtant c’est le quotidien de 65 millions d’utilisateurs de fauteuil roulant manuels à travers le monde, 650 000 en France. Alors quand on interroge directement les utilisateurs sur leur besoin d’un système de freinage, la réponse est unanime.

Pensez vous qu'il y ait besoin d'améliorer le freinage en fauteuil roulant manuel ?

90%
"OUI"

Pourquoi un frein ?

Voici Sylvain. 
 

Sylvain est un ami et un utilisateur de fauteuil roulant. Il souffre d'une maladie dégénérative depuis 11 ans, et il a appris avec regret qu'une partie de son environnement devenait inaccessible. Il a appris à éviter Les trottoirs, les marches, les passages étroits, et un obstacle auquel on ne pense pas toujours :

les pentes.

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Aujourd'hui, pour freiner, ralentir ou même tourner en fauteuil roulant, il faut serrer fort la main courante du fauteuil (cet anneau en aluminium à l’extérieur de la roue) c’est à dire utiliser ses mains comme des plaquettes de freins et donc se brûler mais aussi solliciter fortement tous ses membres supérieurs pour réussir à s’arrêter.

La paume de mes mains en devient sèche, mes doigts chauffent  ils ne sont pas fait pour être des patins de freins. 

Quand il pleut, freiner devient tout simplement impossible.

 

Le freinage est donc périlleux, la descente une épreuve redoutée parfois même un chemin renoncé

Sylvain M

En parallèle de nos multiples entretiens qualitatifs, sur le terrain, avec les utilisateurs de fauteuils roulants, nous avons mené une étude de marché auprès de 164 utilisateurs de fauteuils roulants entre mars et mai 2020. Comme pour Sylvain, le freinage ressort comme une problématique majeure et accidentogène.