La paume de mes mains en devient sèche, mes doigts chauffent, ils ne sont pas faits pour être des patins de freins. 
Quand il pleut, freiner devient tout simplement impossible.
 
Le freinage est donc périlleux, la descente une épreuve redoutée parfois même un chemin renoncé
Sylvain M - utilisateur de fauteuil roulant

En parallèle de nos multiples entretiens qualitatifs sur le terrain avec les utilisateurs de fauteuils roulants, nous avons mené une étude auprès de 164 utilisateurs de fauteuils roulants entre mars et mai 2020. Comme pour Sylvain, le freinage ressort comme une problématique majeure et accidentogène.

75%

Expriment des difficultés à freiner en fauteuil ou ont recours à l'aide d'autrui

50%

Ont déjà perdu le contrôle de leur fauteuil dans une pente ou une rampe

85%

Ont déjà détourné leur chemin pour éviter des pentes

Cette situation soulève aussi une problématique d'accessibilité, lorsqu'on sait par exemple que 10% des rues de Paris ont une pente supérieure à 4% (limite normative des rampes d’accès PMR).

Les pentes de Paris

Pourtant c’est le quotidien de 65 millions d’utilisateurs de fauteuil roulant manuels à travers le monde, 650 000 en France. Alors quand on interroge directement les utilisateurs sur leur besoin d’un système de freinage, la réponse est unanime.

Pensez-vous qu'il y ait besoin d'améliorer le freinage en fauteuil roulant manuel ?

90%
"OUI"

POURQUOI GASPILLER DE L'ÉNERGIE À RALENTIR QUAND ON PEUT LA CONSACRER À AVANCER ?

Pourquoi un frein sur les fauteuils roulants manuels ?

Tout simplement car aujourd'hui, pour freiner en fauteuil roulant il faut utiliser ses mains comme des plaquettes de freins. 

Pour ralentir ou tourner, il faut saisir la main courante générant des frottements sur les mains et sollicitant les membres supérieurs. 
 

Martin PETIT
Une main courante qui freine